Pierre Cécile Puvis de Chavannes

Les influences

Le Symbolisme

Le symbolisme est un mouvement littéraire et artistique apparu en France, en Belgique et en Russie à la fin du dix-neuvième siècle en réaction au naturalisme et au mouvement parnassien.

Pierre Puvis de Chavannes "Le travail" 1863 Amiens Musée de Picardie
Pierre Puvis de Chavannes "Le travail" 1863 Amiens Musée de Picardie

Le mot Symboliste est proposé par Jean Moréas, qui utilise ici l'étymologie du mot « symbole » (« jeter ensemble ») pour désigner l'analogie que cette poésie souhaite établir entre l'Idée abstraite et chargée de l'exprimer. Pour les symbolistes, le monde ne saurait se limiter à une apparence concrète réductible à la connaissance rationnelle. Il est un mystère à déchiffrer dans les correspondances qui frappent d'inanité le cloisonnement des sens : sons, couleurs, visions participent d'une même intuition qui fait du Poète une sorte de mage. Le symbolisme oscille ainsi entre des formes capables à la fois d'évoquer une réalité supérieure et d'inviter le lecteur à un véritable déchiffrement : d'abord voué à créer des impressions — notamment par l'harmonie musicale — un souci de rigueur l'infléchira bientôt vers la recherche d'un langage inédit. L'influence de Stéphane Mallarmé est ici considérable, ce qui entraîne la poésie vers l'hermétisme. La relative brièveté n’empêche nullement le symbolisme d’avoir été un mouvement très riche au regard des domaines d’expressions qu’il a touchés. Il concerne tout autant la littérature, la poésie, la peinture, la sculpture que la musique. Tous ces médiums ont été portés par des personnalités étonnantes, singulières. Joris-Karl Huysmans, Auguste Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889), Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), Stéphane Mallarmé (1842- 1898), George Minne (1866-1941), Auguste Rodin (1840-1917), Claude Debussy (1862-1918) et Erik Satie (1866-1925). Gustave Moreau, Odilon Redon,

Gustave Moreau
Gustave Moreau Les Licornes, 1885

Le symbolisme Nabi

-Le symbolisme nabi  se développe autour de Paul Sérusier (1864- 1927) et de Maurice Denis (1870-1943) dans la continuité de Paul Gauguin et de l’école de Pont-Aven. Paul Gauguin (1848-1903) est considéré comme un grand libérateur. Paul Sérusier et Maurice entendent prolonger cet héritage en lui donnant une dimension résolument mystique et chrétienne.

Maurice Denis
Maurice Denis Avril 1892 huile sur toile 38 x 61,3

L’esthétique symboliste en quelques points essentiels :

- Elle s’oppose au réalisme et au naturalisme : l’art ne saurait être mimétique. Les apparences sensibles ne sont que le reflet amoindri de l’idéal. À ce titre l’artiste, au regard de l’irréalité du monde objectif, revendique une liberté totale, un art expressif qui autorise les divagations de l’imaginaire. D’ailleurs le rejet d’une réalité prosaïque et la revendication du rêve se combinent, comme en témoigne ce propos d’Albert Aurier : « De toute part on revendique le droit au rêve, le droit aux pâturages de l’azur, le droit à l’envolement vers les étoiles niées de l’absolue vérité. La copie myope des anecdotes sociales, l’imitation imbécile des verrues de la réalité, la plate observation, le trompe-l’œil, la gloire d’être aussi fidèlement, aussi banalement exact que le daguerréotype ne contente plus aucun peintre, aucun sculpteur digne decenom»

-Elle est idéiste, puisque son idéal est l’expression de l’Idée. Cet idéal est fortement influencé par la pensée platonicienne et plotinienne. La beauté réside dans l’intelligible. Elle adhère au plus près aux idées de l’artiste. C’est un mouvement de la pensée de l’extérieur vers l’intérieur pour accéder à l’unité, au-delà du visible. Elle exprime l’Idée par des formes symboliques qui illustrent l‘essence immuable de toute chose.

-Elle est subjective, puisque l’objet n’y sera jamais considéré en tant qu’objet mais en tant que signe d’idée perçue par le sujet.

-Elle est synthétique, puisqu’elle écrit les formes selon un mode de compréhension générale.

-Elle est décorative car c’est dans le monumental que les artistes expriment pleinement les qualités plastiques de leur art. Ainsi, les artistes symbolistes ont volontiers affronté la fresque et produit de grands décors. Alexandre Séon a notamment décoré la salle des mariages de la mairie de Courbevoie.

 

 

Paul Ranson

Paul Ranson, "Digitales"
Paul Ranson, "Digitales"

Paul Delvaux

Paul Delvaux "L'homme dans la rue" 1940
Paul Delvaux "L'homme dans la rue" 1940

Paul Delvaux (1897-1994) Après l’exposition surréaliste du Minotaure (1934), le jeune Paul Delvaux se crée un univers où apparaissent de manière récurrente des thèmes qui marquent son œuvre : les nus, les squelettes, les trains et les gares (la première avait été peinte en 1922). On pourrait y ajouter des hommes en costume et à chapeau melon, voire l’univers de Jules Verne. En 1940, Paul Delvaux termine un tableau intitulé « L’homme de la rue » ; exposée pendant plusieurs années au Musée de l’Art wallon, cette huile sur toile de dimension respectable (130x150 cm) met en scène ce personnage en costume, chapeau sur la tête, lisant le journal tout en marchant dans un monde surréaliste.

Giorgio de Chirico

Giorgio de Chirico

Giorgio de Chirico, né le 10 juillet 1888 à Vólos en Thessalie (Grèce), et mort le 20 novembre 1978 à Rome (Italie), est un peintre, sculpteur et écrivain italien dont les œuvres, unanimement admirées des surréalistes jusqu'en 1925, ont ensuite été rejetées tout aussi unanimement. Il est l'un des fondateurs du mouvement de la peinture métaphysique.

Balthus

Balthus (1908 -2001) Le rêve II
Balthus (1908 -2001) Le rêve II

Balthusz Klossowski de Rola, dit Balthus, est né le 29 février 1908 à Paris. Il est le second fils d'Erich Klossowski (1875-1946), peintre et historien de l'art, et d'Else Dorothea Spiro (1886-1969), dite Baladine, peintre également. Son frère aîné est l'écrivain et dessinateur Pierre Klossowski (1905-2001).